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teintures et voyages
Posted on mai 10th, 2010
Lundi 3 mai il est minuit (ou 0 heure), quand Andrée vient frapper à notre porte, elle a des tremblements et ne se sent pas bien du tout. Nous nous levons, JP prend sa température (frontale) 39°, il en conclut que c’est une crise de paludisme, donc on traite sans attendre, 4 comprimés de Coartem et aspégic 1000 pour faire baisser la température. Une petite bassine pour le cas où. !nous allons nous recoucher mais restons éveiller, vers une heure du matin, Jean-Pierre va chercher de l’eau la cuisine, il remarque que Andrée éteint sa climatisation et sa lumière.
Le matin, un peu fatigués nous nous levons, Jean-Pierre va voir Andrée, elle est vaseuse mais se lève pour prendre un petit déjeuner léger. Puis tournoi de bridge pendant que je file à la teinturerie.
A mon retour, elle dort, nous attendons un peu avant de déjeuner tous les deux. Elle se réveille vers 15h30 et elle a faim. Ça c’est une bonne maladie. Jean-Pierre lui réchauffe son repas, moi je me prépare à partir. En rentrant, ca a l’air d’aller, et le soir elle prend consciencieusement ses 4 comprimés. Dodo de bonne heure.
Mardi, Andrée va bien, mais comme elle a commencé son traitement antimalaria, il faut qu’elle le prenne jusqu’à mercredi. Ce qui me rassure, c’est qu’elle n’a plus de fièvre et se sent en pleine forme.
Ce matin madame Mariko reçoit deux élèves qui viennent de la brousse, elle est chargée de leur montrer le travail de teinture afin qu’elles puissent choisir, si ça leur plait, cette voie.
L’après-midi, j’ai une commande, une nappe et douze serviettes, il va falloir que je m’applique. Je demande conseil à madame Mariko, enfin que je fasse un travail au top. Elle me donne des conseils que je suis à la lettre, d’abord couper la nappe et les serviettes, puis les faire ourler par un bon tailleur.
Mercredi, c’est le jour des bagages, demain nous partons pour Ségou et vendredi pour Bamako, Andrée part le soir à 22h40. De mon coté, je suis à la teinturerie, madame Mariko m’avait prévenu que ce matin elle ne serait pas là mais qu’elle m’attendrait pour la première étape du travail que je veux faire. En arrivant, personne, serait-elle déjà partie ? Non elle dort, elle est malade. Et bien je vais me débrouiller toute seule, vers 10h30 elle sort de chez elle, elle a fait installer un matelas par terre et se couche, dans sa chambre il fait trop chaud et dehors il y a un peu de vent. Quant à moi et bien je poursuis mon travail, après un ramassage salade un peu grossier, j’applique une teinture orange, je rince et je fais sécher pendant que la bougie chauffe. J’ai le temps d’appliquer toute la bougie avant de partir déjeuner.
De retour vers quinze heures, madame Mariko est toujours allongée sur son matelas qui a changé de place à cause du soleil, mais là elle ne dort plus, elle reçoit ses copines venues la voir car elles ont appris qu’elle était souffrante. Je crois que je ne pourrais pas lui demander conseil. En revanche je demande du feu : y’en a pas, ça va pas recommencer comme la dernière fois j’espère. J’ai des allumettes dans ma poche, je vais chercher du petit bois et demande du charbon de bois, y’en a pas. Ça commence à bien faire, je paye pour une formation que je ne reçois pas, on dois me fournir le fourneau (que j’ai fourni) et le feu. restons calme et buvons frais. Je demande à madame Mariko d’appeler JP pour qu’il me rappelle. Pour la petite histoire je n’ai plus de crédit sur la carte. Quand il appelle je lui demande de me faire parvenir du charbon de bois et du papier pour faire partir le feu, en attendant le bois qui est humide, il a bien plut, dégage une belle fumée blanche qui pique bien les yeux.
Madame Mariko réagit et demande à Malado de venir voir le fourneau, elle ne peut pas faire grand chose vu qu’il n’y a pas de charbon de bois… Qui arrive de la maison amené par Youssouf. Il m’aide à faire prendre le feu, et je peux terminer une première partie du travail. et faire un autre bazin en ramassage.
Avant de partir, elle me fait la remarque que JP n’est pas venu « signer » la cotisation. Je lui réponds que si, il est venu à midi mais elle dormait.
Ce soir, les bagages d’Andrée sont bouclés, une des valises contient pas mal d’effets nous appartenant et qu’elle rapporte sur Paris.
Jeudi, Nous partons vers huit heures trente pour Ségou, nous avons changé d’hôtel car l’auberge n’a pas la piscine là où sont les chambres. Et nous allons profiter de cette journée pour aller nous baigner, dès le matin et l’après midi. Le soir nous allons diner à l’esplanade le long du fleuve, très sympa.
Vendredi matin, nous partons de bonne heure, car nous avons beaucoup de choses à faire à Bamako, en premier lieu passer chez le transitaire pour notre déménagement du mois de juin, ensuite aller faire l’enregistrement des bagages d’Andrée, pendant ce temps je pars sur Peugeot open Europe, car nous avons un petit souci, le dernier véhicule que nous avons pris chez eux a été rendu le 10 janvier dernier, ce qui fait moins de six mois. Il faudrait le prendre le 10 juillet, ça ne nous arrange pas mais si on doit… Jean-Pierre a une idée et si on mettait la voiture à son nom à lui ? ça marche. Alors que Jean-Pierre et Andrée arrivent chez Peugeot, moi je refile (toujours à pieds) chez Air France prendre nos billets. Ouf ! tout est OK, nous allons à l’hôtel nous restaurer et faire une petite sieste avant d’aller plonger dans la piscine. Vers 15h15, je pars avec le chauffeur faire quelques courses à la fourmi. Nous passons la fin de la journée à buller autour de la piscine.
Vers 20h15 nous partons pour l’aéroport, il y a de nombreux embouteillages dus aux travaux que l’on fait dans Bamako pour le cinquantenaire de leur indépendance. Mais nous arrivons à 21 heures pétantes. Nous laissons Andrée et repartons vers notre hôtel pour diner et dodo. Enfin presque car Andrée nous appelle, l’avion aura une heure de retard, je lui envoie un SMS pour lui souhaiter bon courage.
Samedi matin, j’ai un nouveau SMS d’Andrée, il date de 23h58, elle m’annonce que l’avion n’est toujours pas arrivé. je l’appelle vers 8h30 (10h30 en France), je tombe sur sa messagerie, je lui laisse un message. Nous partons de Bamako vers neuf heures avec un arrêt chez le transitaire pour prendre les cartons et autres kits pour notre déménagement. Puis nouvel arrêt pour les mangues, Andrée m’appelle, elle vient d’arriver à Roissy, elle est lessivée, et le terminal E est plein de couloirs, elle est au bord de l’évanouissement. Il faut dire qu’ils ont fait du cumul, d’abord l’avion à Roissy a un problème donc on répare, mais il prend trois heures de retard, et pour le décollage de Bamako, c’est un orage tropical, et là c’est même pas la peine de songer de décoller.
Bon nous continuons notre voyage, arrêt au village des artisans et à Ségou pour déjeuner. Arrivée à Koutiala à 15h30. JP allume le chauffe eau de la chambre d’ami car notre douche fuit et on a bien besoin de se rafraichir après le voyage. Diner léger et dodo.
Dimanche, et bien rien : repos, ordinateur et télé.
Très bonne semaine à toutes et à tous, et à très bientôt.
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Posted on mai 4th, 2010
11heures. Je vais à la cuisine préparer le repas et tombe sur Youssouf en discussion avec Maria. Un mouvement social, de la drague (Youssouf est célibataire temporaire) ou autre [...] Continue Reading…
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Une semaine qui commence bien…
Posted on mai 3rd, 2010
Ce lundi 26 avril, c’est l’anniversaire d’Andrée, elle ne veux pas qu’on lui fête, mais tans pis moi je lui souhaite un « joyeux anniversaire ». Ce soir nous verrons un [...] Continue Reading…
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