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2009, On vous dit tout, enfin presque
Nous voici le 1er janvier 2009, Jean-Pierre a téléphoné aux abonnés absents (les administrateurs) pour leur demander la réponse définitive. Le répondeur c’est tout. Rien de vraiment surprenant. Mais maintenant nous sommes totalement détachés de tout engagement.
Maître Tall vient nous présenter ses voeux. Il s’agit d’un prétexte pour parler des « odeurs » des gendarmes. Après enquête et entretien avec le commandant de la brigade de gendarmerie, notre voisin, il apparait que le problème vient de ce qu’il n’y apas de fosse septique mais rien qu’un tuyau allant des cabinets à la rue. Le gendarme voudrait bien faire quelque chose mais rien n’est budgétisé, alors… Mais si j’achetais avec mon argent le ciment et les parpaings, il se fait fort d’essayer de résoudre le problème. Je n’accepte pas mais indique que je serais près à envisager quelque chose si eux aussi y mettent du leur… Nous finissons de discuter en faisant le point de l’avocat qui viendra à Koutiala.
En attendant, nous répondons aux bons vœux de chacun.
Jean-Pierre s’occupe en pendant les jambon et viande des « grisons » dans la salle de bain de la chambre d’ami. Il y a également un lonzo ! on devient éclectique : corse, suisse, bayonnais…. En fait on essaye car pour la première fois on utilise des boyaux. Bien lavés et grattés. Ils sont presque trop gros. Ca commence à ressembler à des préservatifs ! Faut voir…. on va peut être faire de la chipo et des merguez !!
Vendredi, Abdramane passe nous voir, toujours aucune nouvelle de son coté . En fait plutôt que de téléphoner au répondeur Dra et JP envoient des SMS !! C’est une autre façon de faire. on peut les envoyer de minuit jusqu’à minuit. Peut être cette forme de harcèlement va -t-elle débloquer la situation ?
L’avocat doit bientôt venir pour bâtir le plan de bataille : être partie civile et éventuellement mouiller l’ensemble du CA… JP se plonge dans les statuts mais pour ester en justice… la situation n’est pas claire.
Dans l’après-midi, coupure de courant, Isa en profite pour faire cuire des pommes de terre et des patates douces et nous allons acheter des cacahouètes pour la réserve de Jean-Pierre. Il se prépare quelque chose dans Koutiala, sur la place de la tribune, on monte des tentes, on apporte des chaises, que se passe-t-il ?
Samedi matin, c’est la fête, on entend la musique et les pétards. Nous allons aux renseignements : c’est le président du Mali qui vient inaugurer le stade (Yen avait bien un autre mais celui-ci est grandiose,) construit par les chinois, nous l’avons visité en mai 2008. Un match est même organisé Maliens contre Burkinabés. On ne connait pas les résultats, mais la fête a durée toute la nuit.
Enfin, samedi Youssouf répond : la réunion doit avoir lieu la semaine prochaine, mais il nous semble que nous sommes déjà en 2009. Pour eux la notion « temps » est très approximative. de plus, il va envoyer de l’argent pour payer les employés, c’est déjà une bonne chose. Mais c’est lundi que l’argent devrait arriver…. alors on verra mardi. Inch Allah…
Le soir c’est bombance : de la mousse au chocolat chez Géraldine Benjamin !! Isa en profite largement mais la brioche qu’elle leur a faite est ratée, car le lait que nous avons acheté est coupé avec de l’eau (beaucoup) ce qui fait que le lait de monte pas et ne risque pas de déborder il boue à gros bouillon. Pour aller chez eux nous avons pris le taxi, il est à peu près à l’heure, à un quart d’heure près, et tout de suite le taxi nous annonce 1500F, nous refusons et demandons à Youssouf de nous en chercher en autre (ils sont rare à Koutiala, 4/5 taxis et ils ne gagnent pas leur vie avec ça) tout de suite le prix normal revient c’est 1000 F, soit 500 F par personne. Pour le retour Jean-Pierre prend le numéro de téléphone pour nous ramener. Pour le retour un petit coup de poussette fut nécessaire, Jean-Pierre et Benjamin ont aidé car la nuit ya pas foule dans leur rue.
Dimanche matin on est réveillé par de la musique militaire, il doit y avoir une petite revue en l’honneur d’ATT, qui ne tarde pas à rentrer sur Bamako au son des sirènes hurlantes.
Filed under: Koutiala, L'usine de Koutiala, Les administrateurs, Lettre
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