Visites aux fournisseurs en Cote d’Ivoire

Posted on octobre 6th, 2007

Me revoici au Mali, comme en juin dernier, Oumar m’a installé à l’hôtel Mandé, dans la cité du Fleuve. Nous sommes fin septembre et le Niger est au plus haut, la saison des pluies est presque terminée, ici on appelle ça l’hivernage.

Avant mon départ de France, Oumar me prévient que j’aurais probablement à me déplacer en Côte d’Ivoire. En effet le caoutchouc provient de ce pays et le caoutchouc c’est près de la moitié du pneu. De plus, il y a potentiellement saturation du mélangeur. Une solution imaginée par Oumar est de louer un mélangeur implanté à Abidjan. Ce voyage sera donc l’occasion de rencontrer les fournisseurs et d’examiner des possibilités de trouver des moyens de mélange.

Ce sera aussi pour moi l’occasion de rencontrer une cousine « Magui », en fait elle est la nièce de ma Tante Gaby, et sa mère était la sœur de mon Oncle Albert. Elle y habite depuis fort longtemps et je ne l’ai pas revue depuis 50 ans ou presque.

Mais d’abord il me faut un visa. Pour cela, déplacements multiples à l’ambassade pour trouver le fonctionnaire responsable dans son bureau. Le fonctionnaire est sans doute très occupé à l’extérieur car il n’est jamais dans son bureau. Finalement on le voit mais les délais sont courts. Oumar cite certaines de ses relations qui doivent être de gros consommateurs de visas (agences de voyage semble t-il – un de ses cousins) et ainsi le délai d’une semaine passe à 24h. Nous payons pour un visa d’une année. le lendemain, attente du fonctionnaire qui arrive finalement et remet le passeport avec visa… de six mois. Mais il ne rembourse pas la différence. Il doit avoir des frais….

Direction l’aéroport pour arriver à Abidjan le soir avec une chambre réservée à l’Ibis. La sortie de l’aéroport est difficile mais finalement je passe tous les contrôles pour sauter dans la navette de l’Ibis.

Arrivée à l’hôtel où 50% de la population est composée des clients, l’autre moitié sont des prostituées. j’obtiens ma chambre et y monte. Je commence à rechercher le contact avec Magui. finalement je trouve son numéro professionnel. Le lendemain matin direction le fournisseur de caoutchouc. Bon contact, mais il m’explique qu’il ne travaillera avec SIGUI qu’avec paiement préalable au moins pendant les six premiers mois. J’ignore encore qu’Oumar a laissé une ardoise de 15 MF chez un autre fournisseur. Après je vais voir le mélangeur. il se trouve dans un terrain vague, en état de marche parait il. J’examine la chose, je lis à l’envers sur le cahier de mon correspondant. Il faut encore négocier les conditions de location dans la durée. En fait ils veulent que l’on paye leurs factures, la remise en état des installations et ne veulent pas s’engager dans la durée.

Je sors de cette visite avec l’impression d’un coup pourri. Le mélange à Abidjan qui ne me plaisait déjà pas beaucoup m’apparait clairement comme non pertinent. Direction l’imprimerie de Magui. J’y arrive, me présente et elle me saute dessus en me disant qu’elle est dans une réunion très importante et qu’elle m’attend chez elle. Elle me donne ses numéros de portable et l’adresse.

Retour à l’hôtel et je me prépare pour rejoindre Magui le soir. Nous dinons ensemble, nous racontant des histoires de famille. Elle veut absolument que je quitte l’Ibis pour venir chez elle. C’est OK pour le soir suivant mais pas le soir même ce serait trop compliqué. Finalement elle me raccompagne à l’ibis dont elle est « présidente ». Elle a donc une place réservée devant l’hôtel mais elle ne sait pas précisément laquelle. Elle s’arrête donc n’importe où et signale vertement au chasseur qu’elle n’est pas d’humeur à ranger son véhicule. Elle va à la réception fait appeler le directeur qui n’est pas là et finalement nous prenons un verre au bar. Le réceptionniste vient prévenir Magui que sa place est dégagée et cette dernière va ranger correctement sa voiture. Elle disparait et immédiatement une prostituée s’installe à la table en me demandant si j’accepterais qu’elle s’assoie à ma table. Je la vire.

Le lendemain après une nouvelle réunion je m’installe chez Magui près de la piscine qui donne sur la lagune. elle a une maison de rêve avec un grand jardin où batifolent des biches, mais aux portes blindées avec des barreaux aux fenêtres. Nous nous promenons le soir en sortant son chien. Bisous et au revoir car le lendemain je retourne à Bamako où arrive Isa.

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