Koutiala nous voilà

Posted on septembre 21st, 2009

Lundi 14 septembre, nous sommes à Bamako, et nous avons différentes affaires à traiter avant de reprendre la route pour Koutiala, d’abord, passer à  l’agence d’Air Mali pour prendre les billets d’avion d’Isa pour la fin de l’année, départ le dimanche 29 novembre à 8 heures du mat’, arrivée à Paris à 16 h 10 après une escale à Marseille, pour le retour ce sera départ Marseille, car ça nous évite de remonter sur Paris, d’une part et ça nous permet de profiter un peu plus de notre appart d’autre part. Pour le moment Isa a réservé l’aller/retour Paris, il faudra qu’elle voit avec Piero si c’est possible de prendre à Marseille sans avoir à prendre 2 allers simples.

Après direction Open Peugeot pour réserver la voiture et la payer, cette fois c’est une 207 SW, elle est un peu plus petite que la 308SW. Bon le problème, c’est qu’on ne sait pas si on rend la voiture à Paris ou à Marseille, pas grave le tout c’est d’avoir réservé, pour la restitution, on peut faire après.

Maintenant quelques courses avant d’aller voir Youssouf, déjeuner au centre culturel touareg et départ pour Koutiala que nous atteindrons vers 19 h 30.

Mardi matin, les personnels savent qu’Isa est rentré et viennent présenter leur salutation. Il va falloir reprendre les bonnes habitudes,  entre autre du lait frais tous les jours. L’après-midi, Piero appelle et confirme que nous pourrons prendre notre vol à Marseille sans supplément de prix. Nous allons pouvoir donc confirmer à Peugeot que nous restituerons la voiture à Marseille.

Nous demandons à Youssouf de téléphoner au vendeur de cochon (quand je vous dit qu’on à repris nos bonnes habitudes), il passe nous voir et nous aurons un GROS cochon (Luce, on ne rigole pas) de 100 kg, enfin nous ne prendrons que la moitié.

Mercredi, ce matin Maria essaie de nous expliquer qu’elle doit aller à un endroit avec sa carte d’identité, nous lui donnons l’autorisation, elle revient une demi heure plus tard, ya trop de monde, j’irai plus tard, ok. Du coup elle met le turbo, enfin n’exagérons rien, elle fait le maximum dans un minimum de temps, et à 11h30, elle vient avec un grand sourire dire « à demain » à Isa, qui surprise lui demande pourquoi, elle ne revient pas après être passée à ce bureau où il y a tant de monde. Elle n’a pas prévue de revenir.

Nous allons donc devoir nous débrouiller pour le midi et le  soir, on sait faire, en France on fait, mais la cuisine en France n’est pas à l’extérieur de la maison. Enfin pas grave, elle aura de quoi faire pour demain.

Jeudi, pour ceux qui ne le savent pas encore, c’est jour de marché à Koutiala, mais avant d’y aller, Maria va devoir faire la vaisselle, entre  temps Isa a demandé à Youssouf de faire venir l’artisan artiste qui nous répare les statues que nous achetons, cette fois ci c’est une sculpture en bois rouge mais bien abimée, il va lui redonner de l’allure en la ponçant, la nettoyant, lui donner un coup de cirage neutre. Demain il nous la ramène. Pendant ce temps, Jean-Pierre est en cuisine, il va faire du saucisson, c’est une grande première.

Voulant faire une lessive, nous trouvons le bouton bloqué, avec l’humidité ce n’est pas étonnant, Jean-Pierre force un peu, ça marche, mais ne démarre pas, sans doute le programmateur a-t-il rendu l’âme. Et ce n’est pas fini, le réfrigérateur congélateur a lui aussi déposé les armes, Jean-Pierre l’avait mis en marche hier pour y mettre du cochon. Ce matin, c’est fouette dur, on jette donc et maintenant nous allons devoir faire de la stérilisation pour conserver nos rillettes, pâtés et autres cochonnailles.

En attendant, Jean-Pierre fait venir Dra pour voir si on peut faire quelque chose de ces deux encombrants, pour la machine à laver, ils vont chercher s’ils trouvent un nouveau programmateur, pour le réfrigérateur, ils vont changer le moteur et remettre du bon gaz fréon (interdit en France). Vous voyez en Afrique tout est possible.

Vendredi, ce matin nous nous sommes levés comme les poules : 6 heures, c’est bien matinal, mais pour la France, il était 8 heures, plus sommeil, donc petit déj, et préparation du pain. Maria arrive sur les coups de 8h30, demande à aller chercher son pain pour son petit déj qu’elle a pris l’habitude de prendre chez nous, ici nous avons l’eau courante et le gaz, c’est quand même mieux que d’aller prendre l’eau au puits et de faire chauffer de l’eau sur un réchaud à charbon de bois. Mais, il y beaucoup de travail, maintenant que la machine à laver est en panne, elle doit lessiver les draps, serviettes et autres nappes qui passaient à la machine.

Plus tellement le temps de trainer au marché, ou à prendre son ptit déj, car l’heure tourne vite.

Samedi, ce soir c’est la rupture du jeun et demain ce sera la fête. Jean-Pierre reçoit de bon matin les gardiens, ils voudraient une avance. Jean-Pierre leur expliquent qu’ils doivent déjà des sous, car ils avaient demandé déjà pour labourer un champ. JP avait avancé l’argent en leur disant bien qu’il faudrait rembourser. Mais la dernière phrase n’avait pas été impactée. Enfin ils font un arrangement.

En fin d’après-midi le frigo revient avec un moteur neuf, enfin un nouveau moteur, et plein de gaz fréon dans ses canalisations. On attendra 24 heures au moins avant de le remettre en route.

En fin de soirée, c’est l’artisan qui nous ramène la statue, il a très bien travaillé, elle est très belle, et là il explique à JP que c’est la fin du ramadan et qu’il lui faut des sous pour faire la fête demain. Il lui propose un masque pour 30 000 F (45 €) ce qui est cher, cela représente le salaire moyen d’un ouvrier pour un mois. certes il est beau mais il ne vaut pas ce prix. 5000 peut être… De toutes les façons JP n’apprécie pas forcément  beaucouples masques, c’est donc vite réglé. Pas d’achat.

Dimanche, c’est notre jour de congé à nous, pas de Maria, pas de Youssouf pour qu’on se lève, Isa farniente au lit, pendant que JP joue sur son ordi. Si quand même, sur les coups de 9 heures sonnette, JP y va et pense que ce sont les salutations qui sont faites lors des fêtes, on vient voir la famille et les amis et on les salue. Et bien non c’est Kassambara (un des gardiens) qui prévient qu’il va laisser son poste vacant le temps d’aller à la mosquée faire ses prières. Vers 11 heures c’est Maria qui vient chercher de la glace, et dans la foulée Youssouf qui amène le lait frais, et même si frais que c’est un bloc de glace.

Entre temps l’ordinateur tour de JP rend l’âme. en fait il connaissait de nombreux problèmes logiciels depuis le retour de France de JP. Là il ne redémarrait qu’en mode sans échec. JP l’a nettoyé mais du coup le ventilateur n’est plus collé au processeur et ça chauffe. Va falloir agir.

En plus l’internet connait des défaillances… tout pour plaire ! faudrait que ça s’arrange !

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Une histoire de lits…

Posted on juillet 27th, 2009

Lundi matin, debout vers 7 h 30, Élisabeth est aussi debout, et oui cette nuit, le lit s’est effondré, en effet , quand Jean-Pierre a monté le lit la semaine dernière, il pensait qu’en fixant uniquement les premières et dernières lattes les autres tiendraient. Et bien non, ça n’a pas tenu, en pleine nuit dans une maison qu’elle ne connaissait pas, Élisabeth, c’est retrouvé à l’étage de dessous (ce sont des lits jumeaux). Le temps qu’elle repère le bouton pour allumer et voir ce qui se passait, elle migrait sur le lit du dessous. Donc ce matin, Jean-Pierre a fixé toutes les lattes des lits, nous n’aurons plus de problème. Un petit tour à la piscine, l’eau est à 24° pour y rentrer ce n’est pas facile mais après on y resterait bien toute la journée.

Dans la soirée, en se couchant, Isa s’aperçoit que le dosseret du sommier racle le mur quand elle veut relever la tête du lit. Elle soulève le matelas, et voit que les lattes de droite du haut sont désolidarisées de l’ensemble du sommier, et quand elle fait fonctionner le mécanisme pour relever la tête du lit, elle voit qu’une partie n’est pas fixé au lit. Elle appelle Jean-Pierre pour qu’il vienne avec le tournevis car deux vis sont tombées il y a 2/3 jours. Lui constate que le bois est fendu et que c’est pour cette raison que les vis sont tombées. Nous voilà bien.

Mardi, de bon matin on part pour le colline Saint Jacques, belle visite et bonne cueillette de thym, romarin et amandes. Après midi piscine et en rentrant, coup de téléphone du cuisiniste, nous aurons le réfrigérateur jeudi matin, enfin.

Mercredi, piscine vers 9h45, et oui JP est allé chez le médecin, et nous en profitons pour aller de bonne heure faire trempette, l’eau est bien fraiche, 23° mais courageuses Isa et Élisabeth vont à l’eau, Jean-Pierre regarde les naïades et prend des photos. Isa a Piero au téléphone et fait changer le billet de JP du 2 aout au 30 aout, ce qui est nettement mieux. Fin d’après midi re-piscine, le vent s’est levé mais le soleil est là.

Jeudi, le réfrigérateur arrive vers 10h30. Un ouvrier chargé de la levée des réserves se présente pour voir les travaux qu’il y a à faire, puis Jean-Pierre va chercher l’imprimante que nous avons commandé, Élisabeth file à la piscine, et Isa reste pour réceptionner l’objet. Ça fait quand même du bien de boire frais. Après ça JP et Isa vont rejoindre Élisabeth à la piscine.

L’après midi, nous partons pour Avignon et son festival, nous devons retrouver Sabine (Azilis) et Jean-Pierre (le sien) pour passer un bon moment ensemble. Nous trouvons une place au parking de l’ile Piot (gratuit) avec une navette pour le centre historique. C’est mieux que les parking payants qui sont quelques fois pas là où on les voudrait, en les attendant, nous regardons un spectacle sympa « Alice, Max et Rosalie ». Retour au bercail vers 1une heure du matin.

Vendredi matin, nous sommes un peu coincé par les obligations, électricien pour mettre le chauffe eau en automatique (sur heures creuses), l’ouvrier qui vient pour les réserves (et yen a quelques unes), la livrason du grand lit pour une des chambres, le médecin, cette fois pour Isa, la visite du responsable commercial pour la vasque sur lavabo, et enfin le technicien qui sait pour les bouteilles d’O² pour Isa.

Entre temps, nous allons à la piscine, température idéale de l’eau 27°, le soleil est au rendez vous et c’est tant mieux. Nous y retournerons en fin d’après midi.

Samedi, pas d’ouvriers, c’est congé, pour nous c’est le jour des lettres recommandées pour confirmer les réserves et autres éléments manquants dans la cuisine. Ça nous a pris toute la journée. Fin d’après midi à la piscine, mais le vent s’est levé et c’est un peu désagréable car des feuilles tombent dans la piscine. Et restaurant offert par Élisabeth.

Dimanche, petit tour à la piscine ce matin, l’après midi nous sommes allés visiter Gordes, le village des Bories et Roussillon. Au retour vers 18 heures, plongeon dans la piscine. Demain nous partons sur Paris où nous avons beaucoup à faire avant de revenir sur Cavaillon.

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Mon billet est il bon ?

Posted on juillet 3rd, 2009

Pour obtenir mon billet d’avion, je téléphone finalement à une dame que je connais à l’agence de Bamako, l’internet et le numéro de téléphone « normal » ne fonctionnant pas. Il n’y a plus qu’à payer et pour cela : le chameau coureur. Nous sommes bien en Afrique ? Alors c’est normal.

Ce chameau est « Modibo ». Charmant garçon c’est mon contact à tout faire sur Bamako. Donc un chèque dans une enveloppe avec les consignes et un coup de fil pour demander à Modibo de traiter. « Pas de problème » et Tout se passe nominalement. Modibo me rappelle une fois le billet acquis « J’ai le billet et tu pars bien dimanche à 11h30″….

De quoi ? De quoi ? Dimanche ? Mais j’ai prévu mardi soir !
Retour à l’agence pour l’échange qui se fait sans problème.

Enfin j’ai quand même eu chaud !

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