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Les bêtes attaquent la statue
Posted on novembre 22nd, 2009
L’une des statues que nous possédons a été achetée avec des bêtes à l’intérieur. Nous nous en sommes aperçu à la sciure dont le socle se couvrait.
Immédiatement sortie de la maison, l’objet a fait l’objet d’imprégnations multiples de xylophène spécial pays chauds et autres termites.
C’est Youssouf qui s’en est chargé avec un pinceau et du Xylophène dans un pot à yaourt. La statue a ainsi été bien imprégnée et nous avons attendu les résultats.
Pas terrible, la sciure est encore apparue en volume « intéressant ».
Donc ré-imprégnation au pinceau et contrôle. Progressivement le volume de sciure a diminué pour (peut être) disparaitre. La statue est restée quand même dehors et sous surveillance quotidienne.
Satisfaction faible car la sciure réapparaissait par petits tas. JP a donc lancé un examen approfondi de la chose. En fait, à chaque tas correspondait un petit trou tel que ceux ci dessous :

Le trou de gauche est sur le dessus du bras et apparait en foncé.
Sur la photo de droite, le trou est à droite et en bas par rapport au centre. Il s’agit à chaque fois de trous de diamètre de l’ordre de 2 à 3 mm. Ils sont habités par des bêtes qui meurent, tuées par le xylophène. En voici des photos.


Progressivement elles semblent toutes mourir et nous espérons bientôt pouvoir rentrer la statue dans la maison mais ce n’est pas encore fait !
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Voyage à Bamako
Posted on mai 22nd, 2009
Mardi 19 mai. Tout commence à 4h55 du matin par un coup de sonnette nous prévenant de l’arrivée du chauffeur. JP avait demandé qu’il arrive un peu plus tôt pour que nous fassions le plein du véhicule avant le départ fixé à 5h30 environ. Mais là c’était bien tôt. Vite la douche et un début de petit dej. 5h15 direction la pompe à essence. Chez SODIES, on nous explique qu’il faudra revenir à 6h. D’ici là c’est fermé. Normalement c’est ouvert 24h/24h mais… direction Total où le gardien/pompiste n’est pas bien réveillé. Il accepte néanmoins de nous servir. c’est du goutte à goutte. La poignée marche en tout ou rien et donc la distribution doit se faire par à coups. Je craque et au lieu du plein on s’arrête vers 45 litres.
Toujours est il que le voyage se déroule de façon standard et sous clim jusqu’à l’entrée dans Bamako. Là, il nous convient de guider le chauffeur qui n’a que de vagues réminiscence de la topographie locale. Il a quitté la capitale voici trente années et la circulation a bien changé. D’abord un feu clignotant…. un feu vert clignotant avant de passer à l’orange puis au rouge. Ça doit être le seul de Bamako car les autres sont normaux, puis on loupe la sortie de LA 4 voies pour prendre le pont. demi tour avec moult coups de Klaxon des autres véhicules.Nous arrivons vers le lieux de remise des passeports pour les visas et demandons à notre chauffeur de prendre à gauche. il s’arrête pour « basculer à gauche sur le trottoir de gauche. STOP ! Nous nous expliquons et finalement il conclut « à gauche, le goudron à gauche ! «
Nous voici arrivés au service de l’immigration pour prolonger nos visas de 6 mois, à compter de juillet. Nous remplissons le formulaire avec les2 photos et les bons sous. La préposée vérifie demande le numéro de téléphone, et prépare le reçu pour que l’on puisse venir rechercher nos passeports, demain, Isa lui demande si c’est possible de les avoir le lendemain matin. Elle lève la tête et regarde Isa, qui a oublié de sortir le sésame (des sous) et marque 15h30.
Pendant notre séjour plusieurs activités notamment pour Isa aller acheter à la COMATEX, où elle a ses habitudes et est connue et reconnue,des pagnes (c’est la mesure employée au Mali comme référence, le pagne mesure 1,80 m sur 1,25 m). Quand elle a payé, sans doute a t-elle bénéficié d’une réduction ou d’une erreur. Le « pagne lui revient à rien ! moins de 1000 F soit 1,5 euro ! et elle a pu choisir exactement ce qu’elle recherchait.. Pendant que JP va au bureau de Youssouf Soumounou pour faire un point et récupérer des documents. JP arrive donc chez Youssouf vers 9h15. Youssouf a ses habitudes vers 9h. C’est donc le bon moment si ce n’est que Youssouf est absent car « malade ». Viendra t-il au bureau ? Un de ses sbires appelle et me dit qu’il est dans la circulation. j’attends 5 minutes, discute avec les personnels qui commencent à me connaître et m’appellent Jean-Pierre. Finalement je rentre à l’hôtel en précisant que j’appellerai cet après midi s’il ne m’a pas appelé. Direction l’hôtel puis le ministère de l’immigration pour récupérer les passeports. La préposée fait remarquer que c’est 15h30 qui est porté sur la convocation et pas 11h30. JP argumente : « un ami m’a dit se passer que c’était pret ». Qui est cet ami ? Je m’empresse de sourire sans répondre et les passeports sont effectivement là et prèts. Coup de fil à Youssouf avant le départ. Il est au bureau !! OK nous passons. On se perd, on se retrouve et on arrive. Là Youssouf nous apprend qu’il souffre d’une maladie probablement terrible ! Il a eu un électrocardiogramme, des radios des poumons, de la colonne et plein d’autres examens car il souffre de…. douleurs intercostales. Isa et JP le rassurent ! c’est courant et ça se soigne à base d’anti douleur. Il se sent déjà moins malade surtout lorsqu’il apprend que 13-9 c’est standard comme tension. Il raconte la situation, les actions en cours et remet à JP les documents prévus.
En sortant de chez Youssouf, notre chauffeur prend une petite rue où les voitures des bamakois roulent n’importe comment. Un policier se jette sur nous pour nous indiquer que nous sommes en sens interdit ! La voiture est immobilisée et le chauffeur emmené. Nous restons sagement dans la voiture en nous demandant si notre véhicule va être immobilisée et comment le voyage va se terminer. Le chauffeur revient et demande 1000 F pour les policiers. Tout se négocie, tout se paie, ça se termine par 500 F, ça ira (nous n’avons pas 1000 F mais 500 F en petite monnaie). En fait à la sortie de cette voie, nous scrutons bien ! Il n’y a aucun panneau de sens interdit ! Suffit juste de connaitre ou d’être du coin.
Lors du retour, arrêt obligatoire pour acheter de l’art ! enfin des statues locales. Nous stoppons devant notre fournisseur habituel, mais rien de bien nouveau. une statue intéressante quand même mais un peu abimée. Après négociation, on arrive à une proposition d’achat à 12000F (19 euros) contre une proposition de vente à17000 (26 euros). On en reparlera plus tard. pour l’instant Isa et JP vont faire les boutiques de l’autre coté du goudron.
Dans chacune des deux premières ils achètent pour 5000 F (7,8 euros) une sculpture sympa. dans la troisième ils auraient bien acheté une porte dogon mais le vendeur s’est arrêté à 50000 et eux à 40000 puis 45000 F (70 euros). On retourne donc chez le fournisseur habituel qui est arrivé à 15000 mais veut pas descendre. JP lui souhaite tout plein de bonnes choses et va pour repartir et finalement le vendeur fourgue (bien content) la statue pour 12000.
En ce moment c’est la saison creuse.Pas de touristes (il fait trop chaud) et donc pas de sous. Mais les statues à « 5000″ sont fabriquées pour 1000 ou 2000. En effet, lors de nos premiers achats chez le ferronnier de Zambougou, les masques étaient à 1000 F et il était très satisfait. Ils sont passés désormais à 2000 et sont proposés classiquement à 5000 « premier prix ». Nous ne faisons donc plus affaire avec lui. Ceci relativise la contrainte de la négociation. 50% de réduction sur le prix initial est un minimum, 75% est le maximum raisonnable, payer le tiers est standard.
Sur le chemin du retour, nous avons été doublé par de beaux véhicules 4×4 Toyota neufs. Ils roulaient très vite avec les warning clignotant sur la route défoncée par les pluies. Peu avant l’arrivée sur Ségou, nous les voyons au loin, notre chauffeur ralentit car ils bouchent la route avec leurs beaux véhicules, nous avons reussi à passer, et là ! oh surprise : c’est la coopération UNICEF-MALI. C’est surprenant dans un pays pauvre où les enfants mendient pour manger ou sont livrés à eux même de voir ces véhicules flambant neufs, faire tout ce cirque pour arriver à l’hotel indépendance, le plus chic de la ville. Isabelle est outrée par leur comportement.
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