Ce weekend, on tue le cochon chez Benjamin et Géraldine

Posted on février 3rd, 2010

Un ami Nicolas, a proposé à Benjamin et Géraldine de tuer un cochon ce weekend. Il espérait un beau gros cochon de plus de 100kg, il ne faisait que  65 kg. Dès le vendredi soir le cochon est devenu un porc, et le temps de récupérer le sang pour le boudin, de nettoyer les boyaux il était minuit, mais le gros travail c’était pour le lendemain.

Le samedi matin, Géraldine vient pour prendre le matériel nécessaire à la fabrication de la cochonnaille. Elle repart avec Jean-Pierre qui souhaiterait bien voir comment on débite la bête. Pendant ce temps petit Ewan joue sur son tapis pendant que sa maman s’occupe de la bête.

Vers 11h30, le pain est cuit, le pâté est dans la glacière avec la bière et le champagne, il ne faut pas oublier les verres non plus. Cette fois c’est Benjamin qui vient nous chercher (Andrée et Isa).

C’est le plein boum, ils sont en pleine fabrication de boudin, ça sent très bon et Ewan regarde tout ça avec des yeux gourmands. Posée par terre la tête du cochon.

Nous regardons les hommes faire le boudin, on en mangera dès ce midi. Ewan est très intrigué par l’embossage du boudin, il aimerait bien touché, s’il pouvait. Il faut dire que de bonnes odeurs s’échappent de partout dans la maison.

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Et la vie continue…

Posted on octobre 19th, 2009

Après un excellent weekend, voici lundi qui pointe son nez, nous sommes le 12 octobre, il fait encore chaud et humide, ce matin au réveil 27°. Dominique nous quitte ce matin pour rejoindre Bamako où son avion l’attend en fin de soirée, il fera une halte à Bla et une autre à Ségou. Pour nous c’est la monotonie qui reprend son cours.

Jean-Pierre est Isa font l’embossage de deux saucissons futurs « secs ». C’est notre seconde expérience, la première s’est révélée décevante car nous avions haché trop finement la viande, cette fois-ci la mêlée à bonne allure, espérons que ça présage du bon saucisson sec malien, nous verrez dans quelques jours. Avec ce qui nous restait JP nous a préparé des aubergines farcies pour ce midi.

Isa a mal à la gorge, elle a immédiatement pris les médicaments qui sauvent, pschitt et pastilles pour la gorge, paracétamol et antibiotique, JP lui fait prendre sa température 38°, aller au dodo pour récupérer.

Mardi, calme plat sur mer calme, Isa émerge du coton, maintenant le rhume c’est installé, on continue le traitement, mais manque de sommeil, c’est difficile de dormir quand la gorge arrache. Quant à Jean-Pierre, il fait le jeune homme de la maison.

Ce soir nous buvons une flute de champagne à la santé d’Andrée qui nous a concocté un voyage en Italie : Venise et Vérone pour le nouvel an.

Mercredi, Isa est toujours malade, elle se soigne et Jean-Pierre prend soin d’elle.

Jeudi, toujours patraque, Isa n’est pas très opérationnelle, ce matin nous avons eu une belle coupure de courant de deux heures, donc pas d’internet. et l’après-midi JP a eu un coup de mou ! Plus de quatre heures de sieste, il avoue que ces derniers jours, il ne dort pas bien. A qui la faute ? Isa qui se mouche et tousse toute la nuit.

Vendredi, enfin une nuit a peu près correcte, Maria est arrivée de bonne heure aujourd’hui, Jean-Pierre l’a envoyé faire les courses d’un peu de tout, légumes, œufs, fruits… Pendant qu’Isa dort encore.

A son retour, Isa est déjà dans la cuisine à préparer le pain et faire bouillir le lait. Maria a ramené des concombres, tiens pour ce midi ça sera taboulé. Coupure de courant qui dure plus de 15 minutes, pour le pain il va falloir reprogrammer, perte de temps d’heure. Et pas de pain pour ce midi. Mais en revanche, le pain de ce soir est beaucoup plus gonflé que d’habitude.

Samedi, Isa se réveille ensuquée, Maria est tombée du lit, il est 7h35 et elle est déjà là, que se passe-t-il ? Maria est malade. Crise de pallu.

Dimanche, Isa fait la vaisselle de la veille, car pour une crise de pallu, il faut compter trois jours, donc Maria ne devrait pas revenir avant mardi. Jean-Pierre commence à éternuer, vite actifed.

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Koutiala nous voilà

Posted on septembre 21st, 2009

Lundi 14 septembre, nous sommes à Bamako, et nous avons différentes affaires à traiter avant de reprendre la route pour Koutiala, d’abord, passer à  l’agence d’Air Mali pour prendre les billets d’avion d’Isa pour la fin de l’année, départ le dimanche 29 novembre à 8 heures du mat’, arrivée à Paris à 16 h 10 après une escale à Marseille, pour le retour ce sera départ Marseille, car ça nous évite de remonter sur Paris, d’une part et ça nous permet de profiter un peu plus de notre appart d’autre part. Pour le moment Isa a réservé l’aller/retour Paris, il faudra qu’elle voit avec Piero si c’est possible de prendre à Marseille sans avoir à prendre 2 allers simples.

Après direction Open Peugeot pour réserver la voiture et la payer, cette fois c’est une 207 SW, elle est un peu plus petite que la 308SW. Bon le problème, c’est qu’on ne sait pas si on rend la voiture à Paris ou à Marseille, pas grave le tout c’est d’avoir réservé, pour la restitution, on peut faire après.

Maintenant quelques courses avant d’aller voir Youssouf, déjeuner au centre culturel touareg et départ pour Koutiala que nous atteindrons vers 19 h 30.

Mardi matin, les personnels savent qu’Isa est rentré et viennent présenter leur salutation. Il va falloir reprendre les bonnes habitudes,  entre autre du lait frais tous les jours. L’après-midi, Piero appelle et confirme que nous pourrons prendre notre vol à Marseille sans supplément de prix. Nous allons pouvoir donc confirmer à Peugeot que nous restituerons la voiture à Marseille.

Nous demandons à Youssouf de téléphoner au vendeur de cochon (quand je vous dit qu’on à repris nos bonnes habitudes), il passe nous voir et nous aurons un GROS cochon (Luce, on ne rigole pas) de 100 kg, enfin nous ne prendrons que la moitié.

Mercredi, ce matin Maria essaie de nous expliquer qu’elle doit aller à un endroit avec sa carte d’identité, nous lui donnons l’autorisation, elle revient une demi heure plus tard, ya trop de monde, j’irai plus tard, ok. Du coup elle met le turbo, enfin n’exagérons rien, elle fait le maximum dans un minimum de temps, et à 11h30, elle vient avec un grand sourire dire « à demain » à Isa, qui surprise lui demande pourquoi, elle ne revient pas après être passée à ce bureau où il y a tant de monde. Elle n’a pas prévue de revenir.

Nous allons donc devoir nous débrouiller pour le midi et le  soir, on sait faire, en France on fait, mais la cuisine en France n’est pas à l’extérieur de la maison. Enfin pas grave, elle aura de quoi faire pour demain.

Jeudi, pour ceux qui ne le savent pas encore, c’est jour de marché à Koutiala, mais avant d’y aller, Maria va devoir faire la vaisselle, entre  temps Isa a demandé à Youssouf de faire venir l’artisan artiste qui nous répare les statues que nous achetons, cette fois ci c’est une sculpture en bois rouge mais bien abimée, il va lui redonner de l’allure en la ponçant, la nettoyant, lui donner un coup de cirage neutre. Demain il nous la ramène. Pendant ce temps, Jean-Pierre est en cuisine, il va faire du saucisson, c’est une grande première.

Voulant faire une lessive, nous trouvons le bouton bloqué, avec l’humidité ce n’est pas étonnant, Jean-Pierre force un peu, ça marche, mais ne démarre pas, sans doute le programmateur a-t-il rendu l’âme. Et ce n’est pas fini, le réfrigérateur congélateur a lui aussi déposé les armes, Jean-Pierre l’avait mis en marche hier pour y mettre du cochon. Ce matin, c’est fouette dur, on jette donc et maintenant nous allons devoir faire de la stérilisation pour conserver nos rillettes, pâtés et autres cochonnailles.

En attendant, Jean-Pierre fait venir Dra pour voir si on peut faire quelque chose de ces deux encombrants, pour la machine à laver, ils vont chercher s’ils trouvent un nouveau programmateur, pour le réfrigérateur, ils vont changer le moteur et remettre du bon gaz fréon (interdit en France). Vous voyez en Afrique tout est possible.

Vendredi, ce matin nous nous sommes levés comme les poules : 6 heures, c’est bien matinal, mais pour la France, il était 8 heures, plus sommeil, donc petit déj, et préparation du pain. Maria arrive sur les coups de 8h30, demande à aller chercher son pain pour son petit déj qu’elle a pris l’habitude de prendre chez nous, ici nous avons l’eau courante et le gaz, c’est quand même mieux que d’aller prendre l’eau au puits et de faire chauffer de l’eau sur un réchaud à charbon de bois. Mais, il y beaucoup de travail, maintenant que la machine à laver est en panne, elle doit lessiver les draps, serviettes et autres nappes qui passaient à la machine.

Plus tellement le temps de trainer au marché, ou à prendre son ptit déj, car l’heure tourne vite.

Samedi, ce soir c’est la rupture du jeun et demain ce sera la fête. Jean-Pierre reçoit de bon matin les gardiens, ils voudraient une avance. Jean-Pierre leur expliquent qu’ils doivent déjà des sous, car ils avaient demandé déjà pour labourer un champ. JP avait avancé l’argent en leur disant bien qu’il faudrait rembourser. Mais la dernière phrase n’avait pas été impactée. Enfin ils font un arrangement.

En fin d’après-midi le frigo revient avec un moteur neuf, enfin un nouveau moteur, et plein de gaz fréon dans ses canalisations. On attendra 24 heures au moins avant de le remettre en route.

En fin de soirée, c’est l’artisan qui nous ramène la statue, il a très bien travaillé, elle est très belle, et là il explique à JP que c’est la fin du ramadan et qu’il lui faut des sous pour faire la fête demain. Il lui propose un masque pour 30 000 F (45 €) ce qui est cher, cela représente le salaire moyen d’un ouvrier pour un mois. certes il est beau mais il ne vaut pas ce prix. 5000 peut être… De toutes les façons JP n’apprécie pas forcément  beaucouples masques, c’est donc vite réglé. Pas d’achat.

Dimanche, c’est notre jour de congé à nous, pas de Maria, pas de Youssouf pour qu’on se lève, Isa farniente au lit, pendant que JP joue sur son ordi. Si quand même, sur les coups de 9 heures sonnette, JP y va et pense que ce sont les salutations qui sont faites lors des fêtes, on vient voir la famille et les amis et on les salue. Et bien non c’est Kassambara (un des gardiens) qui prévient qu’il va laisser son poste vacant le temps d’aller à la mosquée faire ses prières. Vers 11 heures c’est Maria qui vient chercher de la glace, et dans la foulée Youssouf qui amène le lait frais, et même si frais que c’est un bloc de glace.

Entre temps l’ordinateur tour de JP rend l’âme. en fait il connaissait de nombreux problèmes logiciels depuis le retour de France de JP. Là il ne redémarrait qu’en mode sans échec. JP l’a nettoyé mais du coup le ventilateur n’est plus collé au processeur et ça chauffe. Va falloir agir.

En plus l’internet connait des défaillances… tout pour plaire ! faudrait que ça s’arrange !

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