Pt’ête ben oui, pt’ête ben non…

Posted on février 1st, 2010

Ce lundi 25 janvier, si nous vous disions que rien ne se passe, vous ne seriez pas surpris, alors nous non plus.

A midi, les margouillats étaient de sortie pour faire la cour à leur dame.

monsieur margouillat dans son habit d'apparat

Cet après midi nous avons été faire un tout petit tour dans Koutiala, il y avait un bonimenteur qui vantait (en bambara) ses flacons de médecine traditionnelle qui guérissent tous et vident le porte monnaies. Nous sommes allés acheter nos bananes et comme nous sommes toubabs pour 100 F, la vendeuse nous en donnait trois alors que la banale est à 25 F. Nous lui avons donc demandé le juste prix, car vis à vis des autres nous ne voulons pas passer pour des personnes qui paient systématiquement plus chères. D’ailleurs nous connaissons bien les prix puisque Maria, notre bonne nous fait les courses et elle ne fait pas valser l’anse du panier.

De retour à la maison, en passant par le jardin, Isa cueille 2 grenades qui vont passer à la centrifugeuse.

Deux grenades (fruits)

En début de soirée, nouvelle coupure de courant, juste après le tournoi de bridge et avant le pastis. Nous avons donc allumé les bougies pour y voir un peu.

Mardi, le vendeur de porc arrive de bonne heure, il devait livrer un quart supérieur de cochon, soit un peu plus de 10 kg, il a aussi du foie, Isa le prend pour s’essayer à une nouvelle recette : pâté de foie allégé avec aubergines, carottes, herbes aromatiques et épices. On ne l’a pas encore gouté mais ça sent très bon.

Dans l’après midi, Jean-Pierre reçoit un appel du juge pour son affaire en cours, il a reçu un courrier de l’avocat des administrateurs de Sigui pneus et il souhaite en donner connaissance à JP. Rendez vous est pris pour demain matin. Il est 15h25 quand nous avons une coupure de courant. JP et Andrée jouaient au bridge naturellement pendant qu’Isa regardait la télé.

En attendant que l’électricité revienne elles apprennent les rudiments du jeu de go. Pas facile, et pas du tout gagné…

Ce soir Isabelle a craqué.

Mercredi, au réveil, l’ambiance n’est pas excellente mais pas mauvaise non plus. Isa va en cuisine pour préparer du pain et un pâté de campagne. Maria arrive vers 8h30 elle entreprend Isa si elle doit aller au marché, en principe non ce sera demain. Elle explique qu’elle veut y aller car elle a mal aux dents et elle voudrait aller s’acheter de la médecine traditionnelle. Jean Pierre lui donne un antalgique et elle part faire ses courses.

Jean-Pierre revient du tribunal, l’avocat des administrateurs demande une main levée sur les scellés de l’usine. Après dix sept mois, d’interdiction de pénétrer dans l’usine, on ne sait pas ce que l’on va trouver. Mais quelle magouille prépare-t-on à Bamako ?

Jeudi, Maria est allée au marché avant de venir à la maison. Comme le temps n’est pas encore trop chaud, nous décidons d’aller chez l’artisan d’art qui se trouve pas trop loin de la maison. Nous le connaissons bien car c’est chez lui que nous faisons restaurer les objets que nous achetons au village du péage de Bamako. Ce ne sont pas des antiquités bien sur mais la poussière et la boue ne sont pas faites pour conserver dans de bonnes conditions ces sculptures. Donc notre artiste de Koutiala a l’habitude de prendre nos acquisitions et de les remettre en état.

Andrée a vu au fond de la boutique, à gauche, une statue qui lui plait bien. Isa va voir, et demande à JP de faire une proposition, la sculpture n’est pas en bonne état, c’est normal, car les maliens savent très bien que les touristes aiment les vieilles choses donc pour eux pas de problème, pour rendre vieux du neuf. Mais il nous connait et sait pertinemment que nous on préfère les beaux objets pas déglingués. JP discute le prix et obtient celui qu’il avait fixé, avec réparation. Notre homme nous l’amènera à la maison quand il l’aura restauré.

De retour à la maison, nous trouvons Maria allongée sur les marches, elle ne parait pas être au mieux de sa forme. Elle a abusé des médicaments achetés hier à la pharmacie. Isa la renvoie chez elle, en demandant à Youssouf de la ramener.

Après cet intermède, la décision de mettre la table qui est dans notre chambre dehors sous le gros arbre est effective. JP et Youssouf font le déménagement, et dès ce midi nous mangeons dehors et non plus dans la galerie.

Dans la soirée, le vendeur d’art vient avec l’objet restauré, et propose deux autres statues, on ne sait jamais, mais c’est non.

Vendredi, Maria n’est pas en forme, donc Isa reste flemmarder au lit pendant que Jean-Pierre et Andrée font la vaisselle, Benjamin appelle dans l’après midi pour nous dire qu’ils passeront prendre les ustensiles utiles pour la découpe et la préparation du cochon qui va être tuer ce soir.

Samedi, Benjamin passe en début de matinée prendre le matériel et emmène Jean-Pierre pour qu’il voit comment on découpe le porc, bien sur maintenant il sait faire mais voir faire c’est mieux. Isa qui fait le pain et Andrée les rejoindront quand celui-ci sera cuit avec un pâté fait cette semaine.

Nous racontons dans un petit articulet cette journée mémorable chez Benjamin et Géraldine, mais pour que vous donner un aperçu voici une photo

Ewan très intéressé par la fabrication du boudin

Ewan très intéressé par la fabrication du boudin

Voilà dimanche qui pointe son nez, calme comme d’habitude, Benjamin et Géraldine viennent avec Ewan pour récupérer deux jambons qui vont être salé, et ramener les ustensiles de cuisine. Ils restent un peu dans le jardin où Ewan apprécie l’herbe, pendant de JP et Andrée jouent au bridge.

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Quel prix vaut un juge ?

Posted on novembre 16th, 2009

Serait-ce la nostalgie de la France que nous avons quitté, voici à peine trois mois ? Ou bien cette usine qui n’ouvre toujours pas ses portes ? Toujours est-il que nous ne sommes pas en retard pour mettre de coté tout ce qui va partir en France.

En ce lundi 9 novembre, nous faisons le tour des placards de la cuisine pour prendre ce que n’utilisons pas pour ramener sur Cavaillon.

Mardi 10 novembre, Maria arrive vers 10h15, normal elle est allé faire les courses avant de venir travailler. Aujourd’hui on en a pour cher car nous avons acheter de la viande de bœuf, un peu plus d’un kilo pour 1 600 F. Isabelle lui demande de faire tout de suite les légumes (épinards, citrouille, patates douces et haricots verts) car il vaut mieux les faire cuire dans la journée. Elle a aussi ramenée des goyaves très parfumées.

Mercredi 11 novembre, c’est jour férié en France, pas au Mali, dd toute façon les seuls jours où les maliens (autres que les administrations) ne travaillent pas sont la fête nationale le 22 septembre, enfin, ils travaillent moins, mais pour la fin du ramadan et la tabaski il n’est pas question qu’ils travaillent, enfin quand même pour l’Aïd, il faut quand même tuer le mouton.

Jeudi, Jean-Pierre a rendez-vous au tribunal pour une affaire sigui pneus, un soi disant fournisseur réclame de l’argent sans bon de commande ni factures, mais avec des amitiés au tribunal…

Maria, elle arrive pénarde à 10h30, elle est de nouveau allé au marché, car n’oublions pas qu’ici nous mangeons naturel, donc nous faisons les courses tous les deux jours.

Vendredi, nous sommes tranquilles pour la journée uniquement interrompu par deux coupures de courant, mais dans la journée.

Samedi, Maria n’est pas là à 9h15, Isabelle l’appelle, elle est allée acheter des « bijoux » au marché, comme c’est nous qui lui avions demandé si elle pouvait trouver quelques choses pour nous…

En attendant, nous allons à la banque car l’argent de Bamako est arrivé et Jean-Pierre va pouvoir payer les ouvriers de l’usine.

Dimanche, c’est la flemme qui nous envahit, alors le soir une petite flute de champagne, rien que pour le plaisir…

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JP prépare le CAPA

Posted on octobre 24th, 2009

En vue de son passage au tribunal le 12 novembre, JP se prépare.
Rassurez vous, il ira pour représenter SIGUI Pneus et défendre les intérêts de la société. C’est un fournisseur, ami d’Oumar qui dit n’avoir pas été payé mais ne présente ni bon de commande ni facture.
La justice malienne pouvant parfois se révéler surprenante, JP travaille. Dans le cas d’espèce il rédige des conclusions qu’il fera porter par Maître Tall au tribunal et au demandeur.

Ce dernier a déjà porté l’affaire devant le tribunal civil l’an dernier. A l’époque, le juge lui avait signifié qu’il était incompétent, une action au pénal étant en cours.
Et voici les recherches lancées sur internet. Codes et textes de loi sont téléchargés en version France et Mali. Des exemples de conclusions sont trouvés ainsi que des commentaires sur leur rédaction.
Avec tout cela, JP se lance à rédiger. Après 48h de travail et de coups de lime le texte semble correct et efficace.
JP y ajoute des demandes reconventionnelles sans trop y croire. Mais sait on jamais ? Peut être le juge le suivra.

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