Promenade dans Koutiala…

Posted on octobre 26th, 2009

Aujourd’hui nous vous emmenons voir Koutiala. Pas tout Koutiala mais quelques bâtiments intéressant.

Sortons de la maison et examinons la poste : en face de chez nous, elle offre l’avantage d’avoir un postier charmant qui nous porte le courrier chez nous ! Ceci ne nous empêche pas de temps en temps d’aller vérifier que notre boîte postale est bien vide.

Partons vers le « centre ville ».

Nous passons devant chez maître Tall notre huissier de justice « honoraire ».

Certes, la plaque n’est plus très lisible. Mais ça n’a aucune importance. Soit vous venez le voir car vous le connaissez, soit vous passez votre chemin. Son bureau est dans un renfoncement et derrière une vendeuse de fruits et légumes ainsi qu’une kyrielle de personnes qui attendent sur un banc.

Voici le grand carrefour où se rejoignent les routes principales qui vous mèneront vers Bamako (où se trouve la poste), vers Sikasso (vers nous nous dirigerons aujourd’hui) et vers San (pour aller sur Mopti ou Djénné).

Sur le coté, et derrière la tribune, se trouve la grand place, sur laquelle est le palais de justice que je fréquente. J’ignorais que c’était le palais de justice car les arbres devaient être moins haut quand il a été construit et  depuis, son fronton principal est caché.

Les autres bâtiments importants sur la place sont : la préfecture, le palais du préfet, la maison d’Alençon (un hôtel de passage, fermé sauf quand Alençon débarque…) et « la poule verte  Hôtel bar ».

En continuant nous passons entre les échoppes des petits commerçants. Comme nous arrivons à la saison froide (déjà nous passons à moins de trente) les gants de laine font leur apparition.

En face une discothèque… Nous supposons qu’il s’agit d’un marchand de disque ou plutôt de cd et K7. Il faudra regarder quand il sera ouvert.

Koutiala est traversé par un ru, enfin un fleuve qui ne connait l’eau que pendant la pluie et qui est utilisé comme décharge. Heureusement en ce moment c’est la pluie.

Après avoir passé le pont Lumumba, nous arrivons à la station d’essence SODIES qui vient d’être remise à neuf.

Remontons vers l’hôpital américain qui est en dehors de la ville. Nous passons devant la BOA …

…et atteignons la Mairie.

La mairie est un petit bâtiment qui ne paye pas de mine. A l’évidence sa situation -proche d’EDM (l’EDF local) et du marché et loin du tribunal, de la poste, du commissariat et de la préfecture- traduit une différence de rôle et surtout de moyens.

Passons maintenant par le marché pour rejoindre la BNDA sur la route de Sikasso.

Aujourd’hui, dimanche, ce n’est pas la foule. Isabelle se fait interpellée directement ou par l’intermédiaire de JP (faut dire à ta femme d’acheter… mais en bambara… Il saisit un mot sur trois mais c’est suffisant). Arachides (ne pas dire cacahouètes, on ne comprendrait pas) et fer blanc…

mais aussi un magasin d’arabe ! Ne riez pas !

Enfin nous rejoignons la route de Sikasso que nous avions quitté à hauteur de la banque.

La BNDA est là, avec ses horaires « intéressants ». Si vendredi tu as oublié de faire de l’argent…

Et puis nous rentrons reprenant le même chemin dans l’autre sens.

Une photo en passant de l’arrière de la « poule verte », cet hôtel qui a un portail sur la grand place. Ca a du être une belle construction, un peu usée maintenant.

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Isa surveille… JP contrôle…

Posted on septembre 29th, 2009

8h22 ce matin. Maria part en courses. Déjà elle est arrivée à des heures pas possible car JP l’a trouvée faisant la vaisselle alors qu’il allait chercher lait et beurre pour le petit déjeuner. La voici donc partie et Isa déclenche le chronomètre. En effet les courses durent avec Maria. Nous supposons qu’elle en profite à juste titre pour faire les siennes mais c’est parfois trois heures hors de la maison. Ce qui semble bien beaucoup.

C’est donc avec surprise et satisfaction qu’Isa la voit revenir dés 9h21. Rien qu’une heure seulement… (air connu). Trois minutes après Elle vient à la fenêtre pour faire les comptes.

Comme d’habitude, elle a acheté plus que prévu. En l’occurrence des arachides (merci ! JP va pouvoir continuer à manger son Kilo chaque jour) et des pommes de terre (ça Isa n’était pas d’accord mais comme elle n’était pas là, on garde les patates). Le sachet de 500-600 g de sucre est dénommé « Kilo » et est 50% plus cher qu’il y a 6 mois…. ceci explique les plaintes des gardiens qui voient tout augmenter sauf leur salaire…

D’ailleurs c’est aujourd’hui que je les paye.

Il faut avouer que je paye deux salaires pour trois personnes. En effet ils sont trois alors que normalement le travail est fait par deux. Le troisième salaire est payé par l’usine. Mais ce troisième n’arrive pas toujours. c’est quand même mieux que pour les autres gardiens qui eux n’ont que l’argent qui arrive, parfois, de Bamako. C’est donc séance des comptes. C’est là que mes mathématiques de haut vol sont utiles. en effet, chacun a des avances de montant différent et le montant de ce que je verse n’est pas divisible par 3. Je commence donc par compléter les avances pour que tout le monde soit au même niveau. Ensuite je mets au centre de la table le reste pour atteindre le montant des deux salaires. Enfin, je demande combien ils veulent d’avance !

Nous passons voir Maître Tall. Il s’agit de l’homme de loi (avoué ?) qui gère notre maison. En arrivant Nous devinons, en contrebas de la rue et dans l’appentis qui lui sert de bureau (appentis de trois pièces tout de même) la porte de son bureau fermée. JP s’inquiète de sa présence et une femme qui surveille le banc en y étant assise le renseigne : Maître Tall est parti en brousse. Mais il va revenir avant midi. Consigne est donnée, il faudrait qu’il vienne nous voir. Inch Allah !

A l’occasion nous vous décrirons son bureau.

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