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JP prépare le CAPA
Posted on octobre 24th, 2009
En vue de son passage au tribunal le 12 novembre, JP se prépare.
Rassurez vous, il ira pour représenter SIGUI Pneus et défendre les intérêts de la société. C’est un fournisseur, ami d’Oumar qui dit n’avoir pas été payé mais ne présente ni bon de commande ni facture.
La justice malienne pouvant parfois se révéler surprenante, JP travaille. Dans le cas d’espèce il rédige des conclusions qu’il fera porter par Maître Tall au tribunal et au demandeur.
Ce dernier a déjà porté l’affaire devant le tribunal civil l’an dernier. A l’époque, le juge lui avait signifié qu’il était incompétent, une action au pénal étant en cours.
Et voici les recherches lancées sur internet. Codes et textes de loi sont téléchargés en version France et Mali. Des exemples de conclusions sont trouvés ainsi que des commentaires sur leur rédaction.
Avec tout cela, JP se lance à rédiger. Après 48h de travail et de coups de lime le texte semble correct et efficace.
JP y ajoute des demandes reconventionnelles sans trop y croire. Mais sait on jamais ? Peut être le juge le suivra.
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Faire faire une copie conforme
Posted on octobre 21st, 2009
Me voilà dans la nécessité de faire certifier la copie de documents officiels. Je me précipite chez Maître Tall, l’huissier qui est mon homme de loi. Il est en brousse… ou ailleurs. Toujours est-il que l’un de ses sbires (ils sont, soit sur un banc à l’ombre dehors, soit sur une chaise sous le ventilateur dedans simple fonction de la place disponible et de la chaleur) est présent derrière un bureau métallique du type de ceux mis à la décharge aux cours des années 70.
Je l’interroge pour savoir si Maître Tall pourra me certifier mes copies. Eh non ! Pour cela il faut s’adresser aux impôts et payer.
Chance je sais où se trouvent les impôts ! A côté de l’hôpital, j’y suis allé pour payer la vignette.
J’explique à Youssouf ce que j’attends de lui et le voici parti avec les originaux et les copies. Il revient en m’indiquant qu’ils ne peuvent pas faire la copie, leur machine est en panne. J’explique que les copies sont déjà faites et qu’il faut les certifier. Il repart… et revient. Ils ne veulent pas certifier des copies qu’ils n’ont pas faites. et veulent mettre des timbres fiscaux à 1500 F (2,5 €. De plus maintenant ils peuvent faire des copies mais à 1200 F chaque (2€)).Là je sens qu’ils se foutent de moi.
Je retourne voir Maître Tall. Toujours absent mais il est revenu pour repartir en ville. Je récupère son téléphone et l’appelle. Il est au commissariat (en face de la maison) et en a pour 10 minutes. Je charge le gardien de surveiller et de m’avertir quand Tall sortira du commissariat.
Kassambara remplit son office et une demi heure plus tard il vient me prévenir. J’apprends alors de la bouche de maître Tall que c’est la mairie qui certifie les copies conformes. 1000 F plus tard (1,5€) j’ai mes papiers tamponnés.
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Semaine décisive
Posted on octobre 5th, 2009
Nous sommes lundi 28 septembre, il y a des anniversaires que nous ne souhaitons pas comme celui de notre arrivée au Mali, nous étions plein d’illusions et prêt à travailler pour le bien d’un pays et de ses habitants. Malheureusement, nous avons été extrêmement déçu quand nous avons constaté que Oumar, l’ami d’Isa, n’avait pas tenu ses engagements et laissait une usine vide de ses ouvriers qui n’avaient pas été payés, vide ses caisses, plus d’argent, et enfin un monceau de dettes.
Mardi, comme nous l’avons programmé, nous nous présentons ce matin chez Maître Tall, il n’est pas là, il est parti en brousse, nous voilà bien, pour une fois que nous traversons le goudron pour aller lui rendre visite. Une charmante dame assise devant le bureau nous dit qu’il sera rentré d’ici une heure… Ou deux. Il se présente vers 12 h 30, nous lui exposons notre démarche, il est tout à fait d’accord avec nos propos. Nous faisons affaire avec un de ses collaborateurs dans l’après-midi.
Jean-Pierre convoque Dra pour que celui-ci achète un bœuf à engraisser pour la Tabaski qui devrait avoir lieu aux alentours du 28 novembre prochain. L’année dernière, l’achat avait eu lieu deux semaines avant et si le mouton avait pris quelques kilos, ce ne fut pas le cas pour le boeuf qui avait décidé de faire le ramadan avant tabaski, c’était le monde à l’envers. Les ouvriers avaient beau lui donné du bon fourrage, rien a faire, il ne grossissait pas. Donc pour éviter ça nous nous y prenons à l’avance pour cette année.
Vers 16 h 30, une tempête de poussières se lève, ici la poussière c’est la terre de latérite rouge donc Youssouf arrive le plus vite possible (c’est un ancien polio et il a une jambe atrophiée) pour ramasser le linge avant que celui -ci ne soit rouge. Nous, nous en profitons pour aller profiter du vent qui nous rafraichit, Jean-Pierre fait quelques photos et Isa enroule le jasmin grimpant sur la cabane bambou.
Il est 19 h 20 quand nous avons une coupure de courant, flute Isa regardait les experts Miami. Bon nous en profitons pour aller préparer le repas à la lampe électrique et la bougie. Pendant le repas la fée électricité revient, merci bonne fée.
Après une bonne nuit de sommeil, ça faisait longtemps, nous voici mercredi, Isa arrive à la cuisine en même temps que Maria, vers 8 h 30. Elle lui explique pour la énième fois que la vaisselle pour le petit déjeuner doit être posé sur un plateau car, la petite table sur laquelle elle dépose le petit déjeuner n’est pas propre et qu’ensuite avec la tempête la poussière s’infiltre de partout et que le torchon mis dessus protège mieux. Oui dit-elle en prenant un plateau et elle revient avec les petits déjeuners, Isa lui demande si elle a bien compris, réponse : oui, alors répète, et elle explique que : « tu as demandé que je débarrasse le petit déjeuner ». NON, bon je ré expliquerai plus tard.
En fin de matinée nous repassons chez Maître Tall, (il est huissier de justice honoraire) pour aller prendre notre quittance de loyer qui nous payons tous les trois mois à terme à échoir.
Alors que nous terminons notre café, Maria me dit » A demain », je me retourne et lui demande si elle a fait la lessive car demain, il y a le marché et nous savons qu’elle met trois heures pour le faire. Elle me demande : je dois le faire aujourd’hui? Et bien oui, tu dois le faire aujourd’hui.Vers 15 h 30, nous essuyons encore un bel orage et beaucoup de pluie, le ciel est noir et le tonnerre gronde, c’est la « petite » pluie comme dit l’employé de la BNDA. Maria avait peut-être raison de ne pas vouloir faire la lessive.
Jeudi, nous sommes réveillés de bonne heure par la sonnette actionnée par les gardiens pour nous prévenir qu’il y a quelqu’un à la porte, il est 7 h 45. Jean-Pierre croit rêver, mais 5 minutes plus tard, nouvelle sonnerie, cette fois-ci, il se dérange, c’est un coursier qui vient pour une ordonnance de comparution au civil le 12 novembre prochain, c’est le gars qui nous avait fait mettre notre véhicule en gage l’année dernière qui se manifeste. Malheureusement pour lui une procédure au pénal étant déjà engagé, il devra attendre que celle-ci soit jugée avant de se présenter au civil. En plus le véhicule est sous scellé, par ordre du pénal.
A midi, Maria nous dit qu’elle a oublié de nous mettre les chiffons. Par là, elle veut dire : serviettes, Isa lui explique donc qu’il a y plusieurs mots pour nommer un tissu, une serviette, c’est pour manger, un torchon c’est pour essuyer la vaisselle et le chiffon c’est pour faire la poussière.
Vendredi, de bon matin, Maria appelle Jean-Pierre, elle a découvert des escargots sur la terrasse, ici nous ne savons pas s’ils sont comestibles, mais ils ont une drôle de coquille, elle à la forme d’un bernard lhermite avec une forme de chapeau pointu. Jean-Pierre s’empresse de faire des photos. Alors que Maria décrète qu’elle a fini le ménage dans la chambre d’ami, Isa contrôle, la salle de bain n’est pas sale mais inondée, en effet Maria, pense qu’en passant le jet de la douche sur les sanitaires cela suffit pour nettoyer, et bien non, en plus il faut aussi essuyer après et là c’est le vocabulaire qui s’embrouille, je lui dis avec un chiffon, elle revient avec… Une éponge.
En sortant de la chambre, Isa voit un garçon d’une douzaine d’années en train de travailler avec le jardinier. Elle ne peut rien dire car elle emploie le jardinier qui vient avec ses aides. Le vendredi matin, il devrait être à l’école, mais en travaillant il va rapporter des sous à la famille.
Samedi, tout est calme après les trombes d’eau qui sont tombées ce matin vers 6h30. Maria arrive en retard, quand il pleut, il ne fait pas semblant, tout est inondé et il est quelquefois difficile de circuler, elle a acheté son pain avant de venir, ce qui est à noter, car en général c’est l’occasion pour elle de quitter la maison. Isa lui rappelle quelques règles de propreté et d’hygiène pour la salle de bain et lui montre la poussière qui s’accumule dans la galerie. Dès qu’on n’est plus derrière leur dos ya du laisser aller.
Le soir apéritif champagne, rien que pour le plaisir.
Dimanche, Jean-Pierre ce matin n’est pas content, l’ordinateur refuse de démarrer, Isabelle le laisse au chevet du malade en lui disant d’utiliser son portable pour trouver une solution, s’il y a solution. Et bien oui, il grave un CD et lance son ordi, rien, il refuse sa potion. JP a l’idée non pas de lancer le programme mais de le copier, et ça marche… Le convalescent va bien pour le moment, pourvu que ça dure. 18h23, coupure d’électricité, ça faisait longtemps, 18h26, le courant est de retour. Voilà notre soirée sera éclairée.
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