Au Mali, rien ne change, rien ne bouge…

Posted on janvier 18th, 2010

Ce lundi matin, au réveil nous sommes un peu ensuqués, pas assez dormi, il est 9h30 et il est temps de se lever car nous avons différentes choses à faire. D’abord passer au service d’immigration pour faire prolonger notre visa de séjour de 6 mois, et là une petite surprise, il faut écrire une lettre manuscrite pour demander le-dit visa et payé un timbre fiscal de 200 F CFA (30 centimes d’€) au tarif de 250 FCFA. En effet les timbres fiscaux sont vendus dans la rue et il y a une commission. le prix du mois de séjour reste inchangé.

Nous passons faire un petit coucou à Piero et discutons avec lui des difficultés rencontrées pour que les choses bougent et avancent au Mali. Nous convenons de diner le soir au Relais. Après midi, repos et farniente dans les jardins de l’hôtel. Soirée sympa à parler d’Italie et manger italien.

Mardi, Jean-Pierre a rendez vous à 9h30 avec Youssouf Soumounou le président des actionnaires, il lui remet sa démission, ils devraient le rappeler d’ici 2 semaines, on verra bien. Pendant ce temps Isabelle et Andrée partent (en voiture) visiter le point G où se situe le centre hospitalier universitaire, avec sa file d’attente de 50 mètres. Notre chauffeur, gentil, passe avec son véhicule dans des endroits pas très carrossables mais il nous amène assez proche de la vue ‘imprenable » de Bamako.

vue de Bamako

prise du point G, derrière le centre hospitalier

Alors que nous retournons vers le taxi, JP appelle, il a terminé et il n’est que 10 heures nous le prenons en descendant. Puis direction le musée de Bamako, qui s’enorgueillit d’un très beau jardin avec des animaux africains, enfin presque car on y trouve une sirène qui trône sur une pelouse, malheureusement vous ne les verrez pas car, il faut payer pour prendre des photos. Auparavant nous avons voulu visiter le musée, mais, bien qu’ouvert, il n’y a qu’une petite salle à visiter les autres étant fermées mais le prix de la visite lui est inchangé.

Nous décidons d’aller payer l’internet pour être sûrs de l’avoir demain quand nous arriverons, après la fourmi pour faire les courses, ce que nous ne trouvons pas à Koutiala et nous rentrons à l’hôtel. Nous allons au bord de la piscine et nous y déjeunons. Vers 14h45, nous partons pour le service de l’immigration pour récupérer notre passeport, puis Air Mali, on va voir Piero, il a un problème informatique, mais Jean-Pierre ne peut rien faire, Isabelle achète son billet pour le 26 mars prochain. Et retour vers notre hôtel. Soirée tranquille et diner sur place.

Mercredi, Isa va chercher Andrée pour le p’tit déj’, elle est pas bien, la nausée et mal au cœur, sans compter sur ses intestins qui font des noeuds à plaisir. C’est moche car le jour de notre départ pour Koutiala et à part Ségou, il n’existe pas d’arrêt possible.

Notre chauffeur prévu à 11 heures, arrive à 12h15, il faut dire que venir à Bamako et ne pas connaitre la ville c’est un peu l’enfer.

Andrée se sentant mieux, nous partons dès que les bagages sont dans le coffre, (une partie est entre Isa et JP à l’arrière). Andrée a trop chaud à l’avant et propose qu’on mette les bagages devant et qu’elle rapatrie l’arrière. On fait le transfert à la station Total en prenant du gasoil. Nous voic donc parti vers Koutiala, mais à la vitesse d’un escargot (60 km/h) étant la vitesse de pointe.  Un premier arrêt au péage, JP en profite pour appeler Dra afin qu’il appelle le chauffeur (qui ne parle pas le français) et lui demande d’aller plus vite. Nous repartons, mais pas trop longtemps car à chaque fois que notre chauffeur freine ou passe sur les ralentisseurs, ça racle sous le moteur.

Et bien sur arrive ce qui devait arriver, ça racle sans arrêt, le chauffeur décide de faire réparer, demande dans un village où trouver un réparateur (ici le mot garage est superfétatoire), il nous y emmène. Après avoir examiné le bas de caisse, la tole sous le moteur ne tient que par 2 vis rouillées, les 2 autres ayant disparu avec la rouille. Le réparateur prend un clic monte la voiture, se glisse dessous et avec un bout de fil de fer prélevé sur un vélo il rattache la tôle, ça tiendra bien jusqu’à Koutiala.

Nous repartons, à Fana, il est déjà 15h 15 et nous avons fait 120 km, déclare qu’il veut s’arrêter pour manger. Nous on dit qu’on s’arrêtera à Ségou, car à Fana, il n’y a pas de restaurant toubab. Il est d’accord. Nous continuons donc notre chemin, cette fois-ci, il lui faut 1h15 pour faire les derniers 120 km. Comme quoi la faim donne des ailes. En quittant le restaurant, Isa voit Yacouba (c’est le nom du chauffeur) au volant, elle lui demande s’il a mangé, non il a pas d’argent. Tiens en principe son patron doit lui donner 2500 F pour ses frais, et un riz sauce vaut 350 F. Nous lui donnons 5000 F en lui disant qu’il nous doit 2500 F. Il ira se ravitailler à la sortie de la ville.

En sortant de Ségou, Isa voit que le chauffeur s’engage dans un sens interdit, elle en fait la remarque, mais lui continue, un second sens interdit, vu cette fois par nous trois. On lui signale mais il ne nous comprend pas et arriver au rond point les policiers sont là à nous attendre. Ça dure un bon bout de temps, il faut appeler Dra pour le mettre au courant. Après moult appels avec son patron, il doit aller payer l’amende au commissariat, puis présenter le reçu au policier qui garde les papiers du véhicule en attendant. Nos 5000 F s’envolent dans la contredanse.

Après toutes ces péripéties nous arrivons à Koutiala vers 8h15 du soir. Le temps de décharger nous nous apercevons que Maria a oublié de nous laisser la clé de la chambre, nous ne pouvons pas entrer, il faut appeler Youssouf car elle est sur répondeur. Tout le monde rapplique à la maison avec Koro, la fille de Maria et son père.

Jeudi matin, Jean-Pierre doit régler les problèmes d’argent chez les employés qui l’attendaient avec impatience. L’argent file dans les avances, il doit aussi passer chez maître Tall pour payer le loyer et lui parler des affaires en cours.

Youssouf a commandé le marchand de cochon pour ce matin, ce qui fait que nous sommes dans la cochonnaille toute la matinée. L’après midi, est plus tranquille, juste un passage à la banque pour refaire le plein, après bridge pour JP et Andrée, et préparation d’une bonne soupe pour le soir par Isa (et oui, des légumes frais, il n’y a rien de mieux pour finir la journée.

Vendredi, Jean-Pierre après avoir éteint la clim, il a froid, il ne fait que 23° dans la chambre, saute dans son pantalon, il a entendu Andrée qui ouvrait les volets, Isa dans un demi sommeil lui dit qu’il n’est as encore 7 heures du mat’, on ne va pas se lever si tôt vu que nous ne faisons rien de la journée.

Le jardinier arrive sur le coup de 10 heures avec son échelle, immédiatement Isa va les voir et leur dit qu’on ne coupent pas les branches des arbres, JP arrive sur ces entre faits et discute avec eux. Quand Isa va à la cuisine pour préparer le pain, vers 11 heures, elle voit le désastre, elle qui a fait passer les bougainvilliers du mur extérieur vers l’intérieur pour avoir de belles fleurs, les aperçoit joncher sur le sol, le jardinier à tailler toutes les fleurs, le mur est vert de feuillage, elle en pleurerait. Pendant ce temps Jean-Pierre part chez maître Tall avec Andrée pour la présenter.

L’après midi paisible avec bridge pour Andrée et Jean-Pierre et solitaire pour Isa.

Samedi, Maria va au marché, pendant que JP et Andrée jouent au bridge, on avait prévu d’aller au marché avec Maria pour acheter du tissus pour Andrée afin de lui faire faire une robe « africaine », mais le tournoi passe avant le marché, tan pis pour Isa qui aurait bien aimé aller voir un autre horizon que son jardin qui somme toute est beau, même sans ses fleurs.

Bon pour le dimanche devinez ce qu’ont fait Andrée et Jean-Pierre, pendant qu’Isa faisait autre chose…

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Une semaine bien remplie…

Posted on décembre 7th, 2009

Lundi matin, départ de Koutiala à 8h30, les aléas et aventures commencent vers 11 h 30 à quelques soixante km après Ségou (voir l’articulet sur le site) arrivée à Bamako aux environs de 17h00. Nous avons quittés Anna et Ingrid à leur hôtel. Nous partons vers la chaumière pour y prendre possession de notre chambre. Raté, nous ne sommes pas sur les listes. Tony nous a mis à la Coccinelle, hôtel résidence neuf, et comportant des petits appartements très sympa, mais beaucoup plus cher. Isa a Tony au téléphone et s’arrange avec lui pour qu’il lui fasse un prix.

En soirée, la réception nous appelle pour savoir si nous serions d’accord pour prendre la navette à 6h15 car il ont des clients qui eux aussi vont à l’aéroport. Isa leur dit que c’est un peu tôt pour eux car le vol n’est prévu qu’à 10h45. Ils vont discuter avec les clients et nous rappellent en proposant 6h30, c’est très tot pour nous mais tans pis.

Mardi matin, nous nous réveillons en sursaut, la montre de JP n’a pas sonner, il est 6heures, le temps de passer à la salle de bain, boucler les bagages, aller prendre un petit déjeuner et payer, il est 6h30 pétantes quand nous arrivons à la réception, et là nous apprenons que les autres clients qui partaient pour Abidjan avaient prise à navette à 5h45 et que notre navette elle, est maintenue à 7 heures. Flute, on aurait pu dormir un quart d’heure de plus.

Arrivée à l’aéroport, pile à l’heure, mais nous attendons quand même que les guichets ouvrent, l’aérogare est en travaux, ils vont doubler sa surface, ce qui n’est pas un mal. Il n’y a plus qu’une salle d’embarquement ce qui ne simplifie pas la tâche des agents. Trois vols sont prévus à peu près à la même heure, mais il faut faire passer les passagers en fonction des départs, et nombre de passagers, sont en retard, il faut rappeler que l’Afrique n’est pas la championne de l’exactitude.

Quand notre tour arrive, nous avons 3/4 d’heure dans le nez pour le décollage. Une escale est prévue à Madrid, Avec tout ça nous voilà à 20 heures passées à Orly, soit une heure et quart de retard. Nous retrouvons Andrée qui commençait à trouver le temps long, et direction Boulogne.

Mercredi, il faut qu’on s’organise, Isa file dès qu’elle est levé au laboratoire pour les examens, ensuite prise de rendez-vous pour le médecin demain matin et le rhumato pour cet après midi.

En début d’après midi nous allons visiter le nouvel appart d’Andrée, elle doit signer le compromis de vente dans la foulée, nous faisons quelques courses avant de prendre le métro pour Montparnasse.

Jeudi, rendez-vous le matin à Buc chez le généraliste, puis direction le centre de Versailles pour aller vider et fermer le coffre de la banque avant d’aller rejoindre les copines de bridge chez Sabine. Déjeuner et parlottes.

Dans l’après midi, centre commercial de Vélizy, nous faisons quelques courses et retrouvons Gab à la Bastille pour diner cher Boffinger. Nous en profitons pour lui offrir son cadeau d’anniversaire qui avait lieu en octobre (il n’est jamais trop tard pour bien faire).

Vendredi, jour de marché à Boulogne, nous allons Andrée et Isabelle acheter les fruits et légumes pour demain ainsi que le poisson. Jean-Pierre de son coté est allé voir son fils et déjeuner avec lui, après il est allé prendre un olivier pour Jean-Charles chez qui nous dinons ce soir. Nous (Andrée et Isa), sommes de corvée de pluches (radis, épinards, carottes et tomates). Ce soir nous sommes dans le 20ème, très agréable soirée.

Samedi, c’est le grand jour, Andrée reçoit deux de ses amis et nos amis, ça va faire une tablée de 11 personnes. En plus pour l’entrée, il y a ceux qui mangent des huitres et ceux qui mangent des coquilles saint-Jacques. Pour le plat pas de problème,  mais préparation des papillotes, pour le dessert pour faire simple nous avons préparé des assiettes de carpaccio de fruits.

Après c’est après midi bridge, et détente, il y a deux tables et nous sommes onze, donc il y en a toujours trois qui ne jouent pas au bridge. Élisabeth a amené son ordinateur car elle souhaite que Jean-Pierre fasse des transferts de son portable sur un disque dur externe, elle sera la dernière à nous quitter. Soirée calme et dodo pas trop tard.

Dimanche ce midi nous allons déjeuner à Mennecy chez Alain et Jacqueline, l’après midi bridge pour les quatre et sieste pour Isa.

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Arriverons nous à Bamako ?

Posted on décembre 2nd, 2009

Ça y est , nous sommes sur le départ, Jean-Pierre va faire le plein avec le chauffeur vers 8h15. Et nous voilà parti à 8h39 (montre d’Isa), si tout se passe bien nous serons à Bamako aux environs de 14h30. Nous avons pris Modibo, notre homme de liaison de Bamako, sa famille est de Koutiala et il est venu passer les fêtes de Tabaski chez lui, aujourd’hui, il rentre sur Bamako et profite de notre véhicule.

Tout se passe très bien, notre chauffeur conduit cool, 80 km/h en moyenne, il nous faut plus de 2 heures pour rejoindre Ségou qui n’est qu’à 150 km de chez nous, mais on n’a pas d’avion à prendre aujourd’hui alors nous avons le temps.

Nous passons Ségou tranquille, on suit même par deux fois des camions qui roulent péniblement à 15 km/h. Nous continuons notre route quand sur un dos d’âne ! paf on cale, et on ne redémarre pas, à première vue c’est la batterie, à y voir de plus prêt, ce serait plutôt le radiateur, ou le carter, enfin le moteur est malade et comme l’indicateur de chauffe du moteur ne fonctionne pas, il ne le chauffeur ne s’est pas rendu compte que ça bouillait sous le capot.Tout ce qui se voit c’est qu’une durite fuit !

Il est 11h30 et nous sommes à Marako Congo, petit village de la brousse, où nous sommes  des martiens de la planète Lune. Comme le moteur a soif, le chauffeur lui donne à boire, ensuite il pense qu’il faut peut-être un peu d’huile, quà cela ne tienne,  Jean-Pierre va acheter un litre d’huile pour remplir et nous repartons à la poussette (on appelle plusieurs maliens qui poussent pour que le véhicule redémarre) ce qu’il fait.

Et nous voila repartit, mais pas trop rassuré car ça cogne dur sur le moteur, notre chauffeur pense que nous n’arriverons pas à Bamako avec, la voiture, nous non plus. Nous allons essayer de rejoindre Fana qui se trouve à mi distance entre Ségou et Bamako, là nous sommes à une cinquantaine de km. Après une vingtaine de km le chauffeur avise un garage reconnaissable au nombre de véhicules stationnés devant, une maison avec le capot ouvert. Nous nous garons et n’irons pas plus loin avec ce véhicule.

Nous sommes à Kono Bougou, pour la petite histoire bougou en bambara signifie : village, donc nous somme tombés sur une village de moenne importance, ce n’estpas ce ui nous intéresse, nous on veut savoir où en estla voiture : morte ou agonisante. Nous sommes à 28 km de Fana, dans 160 km de Bamako, il est midi, et heureusement nous ne prenons pas l’avion aujourd’hui.

Après avoir regardé dans le moteur fait des essais divers et variés, le diagnostic tombe : le moteur est mort, il faut le changer. BON !!! Pour nous c’est il faut trouver un véhicule pour nous emmener à Bamako avec nos bagages. Le mécanicien part à la recherche de cet objet rare appelé « voiture », bien sur il y a des véhicules au Mali, mais beaucoup ne sont pas entretenus et ne peuvent donc pas faire de route.En attendant Isa attend !

Il revient bredouille, pas de voiture disponible. Nous décidons de prendre le car, dès qu’il y en aura un qui se présentera. Mais nous sommes lundi et Samedi c’était la fête, la tasbaski, et tout le monde rentre, tous les bus qui passent sont bondés dedans et dessus. Seconde solution prendre les minibus où on s’entasse à 22 personnes, en France ces minibus transportent un maximum de 11 personnes. Mais nous ne sommes plus à ça près, nous voulons rejoindre Bamako et peu importe le moyen pour y arriver.

Une autre solution consiste à faire du stop, et je peux vous dire que deux toubabs levant la main pour arrêter un véhicule c’est pas courant. Les voitures passent, toutes pleines, Un minibus au départ de Konobougou se propose de nous emmener, il faut d »abord qu’ils remontent les roues et que le mécanicien aille chercher le chauffeur qui est en train de manger. En attendant Isabelle ne désespère pas et continue de lever le bras quand un véhicule passe.

Tiens voici deux blanc dans un 4×4, Isabelle fait des grands signes, Ils s’arrêtent. Elle coure à leur rencontre, ce sont deux jeune filles, mais à l’arrière il y a une grosse caisse, flute ! Mais la jeune fille coté passager nous dit que ça ne pose pas de problème elle peut la mettre sur le coté, et il y a deux places,  pour Jean-Pierre  ça ne sera pas possible, nous avons deux grosses valises et deux petites, non non disent-elles il y a de la place il suffit de s’organiser. Mais Jean-Pierre insiste : on ne peut pas et en plus le minibus (celui de 22 pplaces et qui sort du garage) accepte de nous prendre. Isabelle lui dit qu’elle préfère autant être dans un Toyota en excellent état plutôt que dans un véhicule où on ne sait pas quand on arrivera à Bamako.

Histoire de la caisse : Quand Isa a vu la caisse, elle leur à dit : Vous transportez un animal ? Non non c’est un frigo. Et dans ce frigo, il y a des vaccins antirabiques, car l’une d’elles Ingrid) s’est fait mordre par un chien et comme on ne sait pas s’il était malade ou non, elles ont préféré faire faire le vaccin. Le problème c’est qu’elles partaient faire un petit périple de huit jour et que le vaccin doit rester à température constante de 5/7°, et qu’il doit être administré à heures et jour précis.

Notre décision est prise, nous allons partir avec les jeunes filles, la conductrice s’appelle Ingrid et est en vacances chez sa copine Anna. Anna habite Bobo au Burkina Fasso, elle est chercheur sur le palludisme, Isa lui dit qu’un des cousins de Jean-Pierre a beaucoup travaillé sur le pallu, et peut-être en a-t-elle entendu parler : Didier Fontenille. Et là grand éclat de rire, oui elle en a entendu parler puisque c’est lui son directeur de thèse. On a beau le dire, le monde est vraiment très petit.

Et nous voilà reparti, rassuré car pratiquement sûr d’arriver à Bamako. Quand je dis pratiquement c’est que les aléas sur le goudron ne sont pas rare. Nous faisons un arrêt pour manger un riz sauce, et comme c’était la fête deux jours auparavant, c’est sauce arachide et viande. Parlons un peu de nos sauveurs : Ingrid est en vacances chez Anna, elle est iconographe à Paris, elle ne connaissait pas l’Afrique et est contente d’avoir vu la vraie, celle où les touristes ne s’aventurent pas. Quant à Anna, elle est à Bobo depuis 9 mois et en mission pour 4 ans, elle va avoir le temps de visiter quand elle pourra.

Nous leur apprenons que les péages sur la route se fait un fois et après on montre le ticket qui est valable 24 heures. Elles ne savaient pas et ont donc payé allégrement tous les péages. Mais elle le seront pour la prochaine fois.

Arrivée à Bamako, nous décidons de les amener jusqu’à leur hôtel, la circulation les affole un peu, et il y a de quoi, pas de priorité, les feux existent mais sont peu respecté à certains endroits, quant au panneau stop, ils n’ont pas encore compris que c’était un arrêt obligatoire. Enfin pendant leur séjour elles prendront un taxi et laisseront leur véhicule garé devant leur hôtel.

Nous nous faisons conduire à la Chaumière où nous avons réservés, la réceptionniste ne nous trouve pas, et pour cause ils nous ont mis à la Coccinelle, nouvel hôtel résidence qui se trouve du coté de hippodrome.

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